Le Congo l'épicerie de la famille Nguesso.

Le Congo l'épicerie de la famille Nguesso.
Le Congo es très riche, peut être même trop, en témoigne cette nouvelle découverte, annoncée par la compagnie française Total, sur le permis d'exploitation pétrolière de Moho Bilondo, situé en mer à environ 80 Kms des côtes de notre pays.

Selon le communiqué de Total, le puits Mobi Marine II est foré à une profondeur verticale de 2.269 mètres. Ce qui a permis d'identifier deux nouvelles structures à huile à une hauteur utile d'environ 30 mètres.
Cette découverte est la première étape d'une démarche visant à apporter des ressources supplémentaires au développement en cours de la phase I de Moho Bilondo.

L'évaluation et le schéma de développement de ces réserves additionnelles seraient en cours d'élaboration, selon le texte publié par Total.

Le schéma initial de la phase 1 du développement de Moho Bilondo, lancé semble t-il en fin août 2005, comprend 12 puits sous-marins raccordés à un plateau d'une production d'environ 90 000 barils par jour.

Total travaille sur ce site en coopération avec Chevron et la SNPC avec des parts respectives de 53,5%, 31,5 et 15%.

Ce qui fâche cependant, c'est que Total et le gouvernement congolais publient cette information avec beaucoup de retard ou presque sous la pression de la communauté internationale.

D'après certaines sources, ce champ est en exploitation depuis 2004 par Dietsman technologies international et Schlumberger qui sont sous traitant de Total E&P.

C'est dire qu'après deux ans de profit, le gouvernement et Total décident enfin de publier cette information.

Il convient de signaler que la production sur ce champ se fait automatiquement sans main d'œuvre.

Bonne nouvelle pour la nouvelle espérance, M'pila peut faire la fête, le bal continue.
# Posté le lundi 18 septembre 2006 19:20
Modifié le jeudi 31 mai 2007 14:48

L'opinion publique congolaise est elle dupe ? Croira qui voudra.

L'opinion publique congolaise est elle dupe ? Croira qui voudra.
Certains penseront que c'est pour des raisons de bien être publique, parce que le gouvernement fantoche n'a jamais su répondre aux attentes des congolais, mais toutes ces questions ne valent rien devant la finesse de la stratégie politique du président Sassou. Un homme politique visionnaire, qui sait prédire l'avenir.

Sassou a-t-il flairé le danger ?
En effet, Sassou a déjà eu vent de la menace Ngouélondélé, car son aura se fait fortement sentir sur les rives du fleuve congo et des plateaux batékés.

Car, si l'ancien président PASCAL LISSOUBA n'a jamais représenté un réel danger pour le régime du monarque de M'pila, ou même d'un Kolélas effacé, la psychose la plus patente viendrait en effet du général Ngouélondélé qui, fort de son expérience militaires et de sa connaissance du pays et des rouages militaires, aurait déjà eu un soutien impressionnant dans les milieux politiques et militaires congolais, en France et même à Brazzaville, des milliers de personnes sondées verraient bien Sassou être chassé du pouvoir, voire même violemment, quoi que, d'autres prôneraient pour une alternance pacifique.

De toute évidence la démission de Mvouba, prévue par Sassou d'avance, et d'une manière, bien qu'alambiquée, permet au président de duper l'opinion publique nationale et internationale, mais cette tactique rusée, très connue d'ailleurs, est une des caractéristiques de la politique ogresse du président Sassou, où la manipulation de l'opinion publique reste un art très spécial à notre cher président.
De toute façon, il sied de retenir que le faux premier ministre Mvouba qui, est une marionnette, ne fait que les frais d'un système connu, dont les contours ont été déjà définis par l'homme des masses.

Il est vrai que les congolais ont la mémoire courte, mais tous on se souviendra des propos dignes d'un chef d'œuvre cinématographique tenus par le président Sassou en 1997, lors de la guerre du 5 juin, une guerre préparée depuis 1992, un PUTSCH bien planifié : « on m'a dérangé en plein sommeil », mais les responsables militaires CONGOLAIS n'avaient qu'anticipé un Putsch inéluctable à l'époque.

Le système est conçu dans ce sens, Sassou a été informé d'un complot à venir, car Idriss Déby a été lui informé par des hauts militaires français, et il a vite fait d'informer son ami le président Sassou qui devait bien de réagir en changeant de premier ministre, pour pouvoir nommer un vrai, qui éviterai le pire. Que faire ? Maintenant, il reste au président de nommer un nouveau premier ministre, qui ferait l'unanimité dans les milieux du pouvoir, un vrai remplaçant, pour effacer le piètre et impopulaire Mvouba, le nouveau Chef du gouvernement pourrait sortir du giron Téké, Lari ou même Vili, surtout que ces derniers grognent et critiquent ouvertement le président Sassou.

« Nous vivons une situation difficile, où l'état est effacé pour laisser libre champ à une anarchie monstrueuse, un pillage massif et systématique des ressources du pays », disait un Colonel proche du pouvoir exilé à Sarreguemines en France.

Le président Sassou a flairé un danger, une odeur de coup d'état hante le prince de M'pila, remarquez les déplacements incessants de la première dame, Antoinette Sassou, afin d'amadouer l'opinion publique nationale.

Si vous assistez aux scènes actuelles au palais d'oyo, elles sont inénarrables, la psychose a envahi Brazzaville, avec les tensions vives au sein du PCT, un coup d'état n'est pas à écarter.
# Posté le lundi 18 septembre 2006 19:18

EMBRASEMENT DU PROCHE ORIENT : Guerre totale entre Israël et le Hezbollah.

EMBRASEMENT DU PROCHE ORIENT : Guerre totale entre Israël et le Hezbollah.
Au troisième jour de son offensive, Israël a poursuivi la destruction des infrastructures civiles et consolidé son blocus du Liban. Le pays est pratiquement isolé du reste du monde. L'Etat hébreu souhaite changer les règles du jeu en éloignant le Hezbollah de sa frontière nord. Mais, derrière le parti islamiste, c'est la Syrie et l'Iran qu'Israël affronte.

Ce que l'on appelle déjà au Liban « la cinquième guerre libano-israélienne » ne fait que commencer. Au troisième jour de son offensive contre le Hezbollah, Israël a poursuivi la destruction systématique des infrastructures routières et électriques et a achevé d'isoler le Liban du reste du monde en renforçant son blocus aérien et maritime. Le seul aéroport international du pays, à Beyrouth, a encore été pris pour cible dans la nuit de jeudi à vendredi. En mer, les vedettes de la marine israélienne empêchent tout navire de s'approcher des ports libanais. La dernière voie principale entre le pays et l'étranger, la route Beyrouth Damas, a été bombardée dans la nuit. Et l'aviation israélienne a détruit tous les ponts qui mènent à la banlieue sud de la capitale, une région de 2km², peuplée d'un demi million de chiites et considérée comme le bastion du Hezbollah.

Les chasseurs-bombardiers israéliens se sont contentés de détruire les voies d'accès à ce secteur, sans le viser directement. Des cibles diverses, dont une station radar et des batteries anti-aériennes de l'armée libanaise et des bases d'organisations palestiniennes pro-syriennes ont également été bombardées dans la plaine de la Békaa. Une des principales centrales électriques du pays, à Jiyeh à 30 kilomètres au sud de Beyrouth, a aussi été sérieusement endommagée par le pilonnage des vedettes israéliennes. Le bilan des trois premiers jours de cette offensive s'élève, côté libanais, à plus de 80 morts et des dizaines de blessés, tous des civils, dont de nombreux enfants.

Pour l'instant, aucun mouvement d'exode massif de la population, notamment du Liban-Sud, n'a été observé, comme cela avait le cas en 1996 quand plusieurs centaines de milliers de personnes avaient quitté leurs villages. Pas de panique non plus mais déjà de longues files d'attente commencent à se former devant les stations d'essence, et les supermarchés sont envahis dans la crainte d'un début de pénurie de carburant et de produits alimentaires à cause du blocus imposé au pays.

Changer les règles du jeu
Si à l'origine Israël a affirmé avoir lancé son offensive pour libérer les deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah mercredi matin, ses objectifs sont devenus maintenant beaucoup plus ambitieux. Par la voix de ses hauts responsables politiques et militaires, l'Etat hébreu a annoncé que son but est, désormais, d'empêcher le Hezbollah de revenir à ses positions tout au long de la frontière et d'instaurer une sorte de zone tampon d'une profondeur de 20 kilomètres en territoire libanais. «Nous voulons briser le Hezbollah», a déclaré le ministre de la Défense. Pour y parvenir, Israël adopte une stratégie militaire destinée à servir des objectifs politique très clairs.

En prenant pour cible l'infrastructure du pays, il espère embarrasser le Hezbollah et creuser le fossé entre le parti islamiste d'un côté, la population et le gouvernement libanais de l'autre. Le but est partiellement atteint puisque des voix s'élèvent déjà au Liban pour faire assumer au Hezbollah la responsabilité «du désastre qui frappe le pays». La saison touristique qui devait drainer deux milliards de dollars est fatalement compromise et les routes, ponts, centraux téléphoniques et centrales électriques, patiemment reconstruits ces dernières années, ont été détruits. Des hommes politiques ont sévèrement critiqué le Hezbollah pour avoir «décidé seul de la paix et de la guerre» et d'avoir choisi un «timing inopportun» pour la capture des soldats israéliens. Sous la pression des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux, le gouvernement libanais s'est désolidarisé du Hezbollah, tout en condamnant «l'agression israélienne». Même l'Arabie saoudite a indirectement fait assumer au parti islamiste la responsabilité des événements, en critiquant «ceux qui prennent des décisions sans consulter le gouvernement». «Il y a une différence entre une résistance légitime et une action aventurière», affirme une source responsable saoudienne citée par l'agence officielle du royaume.

Actions concertées du Hamas et du Hezbollah
Encouragé par les dissensions internes au Liban et fort de l'appui de la communauté internationale, Israël veut donc essayer de changer une fois pour toutes les règles du jeu et d'en finir avec la menace que constitue le Hezbollah avec sa formidable puissance de feu (plus de 13 000 roquettes et des milliers de combattants) à sa frontière nord. Ceux qui connaissent bien le Hezbollah assurent qu'en capturant les deux soldats israéliens, le parti savait que la riposte de l'Etat hébreu pourrait être virulente. Pourquoi alors avoir pris le risque de provoquer une confrontation d'envergure à ce moment précis ? De nombreux observateurs pensent que l'enlèvement par le Hamas et le Hezbollah de militaires israéliens à trois semaines d'intervalle ne peut en aucun cas être le fruit du hasard. Les deux formations ont des profils identiques et des affinités politiques similaires, bien que l'une soit sunnite et l'autre chiite. Les deux sont des amis de la Syrie et de l'Iran, s'opposent aux Etats-Unis et refusent le concept de paix imposé par Israël.

Il y a donc de fortes chances que les actions du Hamas et du Hezbollah soient concertées et aient pour but de prendre Israël en étau entre Gaza et le Liban-Sud. Dans tous les cas, les développements sur le terrain montrent que Damas et Téhéran, que l'Amérique s'efforce de priver de tout rôle au Moyen-Orient, se sont invités en force dans le conflit régional et ont même repris l'initiative. Car eux seuls sont capables d'avoir une influence sur les deux mouvements islamistes. Eux seuls peuvent jouer un rôle pour trouver une issue diplomatique à ces deux crises. Mais pour l'instant, l'heure n'est aux négociations, c'est le canon qui parle. Et dans la bataille en cours au Liban, la victoire reviendra à celui dont la capacité de résistance est la plus forte. D'ici là, la guerre d'usure meurtrière va se poursuivre pendant des jours, et peut-être même des semaines.
# Posté le vendredi 14 juillet 2006 10:08

Mondial 2006:Les prostituées africaines aux premières loges.

Mauvaise publicité pour la prochaine Coupe du monde de football (9 juin-18 juillet). Depuis deux mois, différentes associations attirent l'attention de la communauté internationale sur le risque d'une recrudescence de la prostitution, notamment forcée, en Allemagne à cette période.

« Cette 18e Coupe du monde de football battra-t-elle tous les records en matière de racolage ? » s'interrogeait Le Monde dans son édition du 26 février dernier. En effet, depuis le mois de janvier, plusieurs associations internationales mettent en garde contre la recrudescence de la prostitution, notamment illégale, pendant cette grand' messe sportive prévue du 9 juin au 9 juillet dans douze villes allemandes. Trois millions de spectateurs sont attendus, en majorité des hommes, et, pour Interpol, il est « avéré » qu'« au moment des grands événements sportifs, les réseaux de prostitution mettent en place des structures spécifiques ». Selon un porte-parole de la police munichoise, quelque 2 000 prostituées travaillent dans la ville et ce chiffre pourrait être multiplié par trois pendant la Coupe du monde.

L'Allemagne, qui a légalisé la prostitution en 2002, permettant aux prostituées d'accéder à la sécurité sociale et de profiter d'un droit du travail, a décidé de canaliser cette recrudescence, si elle a bien lieu. A Cologne, les autorités ont prévu la construction, à proximité des stades, de « performance boxes », des petites cabines avec lit, douche et distributeurs de préservatifs et de snacks. Dortmund a opté pour le « drive-in » accessible en voiture, dans des périmètres définis et surveillés. Hambourg va lancer une campagne pour promouvoir des « rapports sexuels de qualité ». Les journaux rapportent que les établissements du quartier « rouge » de Reeperbahn ont déjà recruté du personnel « saisonnier » pour la période. La mairie de Berlin va distribuer 100 000 préservatifs et un tract en anglais édictant les 10 règles de bonne conduite pour les supporteurs souhaitant passer un moment avec une prostituée. Les autorités de Bavière (dont deux villes, Munich et Nuremberg, accueilleront des matches) veulent obliger les clients des bordels à mettre un préservatif. Des panneaux seront installés dans tous les établissements.

Prostitution légale et illégale

A côté de ces initiatives publiques, certains privés se sont organisés pour profiter des sorties de matches. Comme les propriétaires d'Artemis, une méga-maison close de 3 500 m², qui peut accueillir 600 clients à la fois. Ouvert en septembre dernier, il se trouve à quelques stations de métro et 25 minutes à pied du stade olympique de Berlin. Difficile de savoir combien de filles vont faire le voyage en Allemagne pour se prostituer. Le chiffre de 40 000, colporté par la presse ces dernières semaines, est réfuté de toutes parts. Difficile également de faire la différence entre prostitution légale et illégale.

Daniela Tofoli, journaliste pour le grand quotidien paulista, la Folha de Sao Paulo, a rencontré en février dernier plusieurs prostituées brésiliennes qui se préparent à partir en Allemagne. Comme Marjorri, 25 ans, qui a remis à jour son passeport et acheté un dictionnaire portugais/allemand en prévision de son départ fin mai. Elle a déjà pris contact avec une maison close allemande. « Certains de mes clients vont assister aux matches là-bas, je vais donc avoir du travail garanti. En plus, je serais payée en euros. Je vais pouvoir gagner le double de ce que je gagne habituellement », explique la jeune femme. Si certaines femmes, comme Marjorri, partent volontairement, d'autres, au Brésil, en Afrique et en Europe de l'Est, risquent d'être victimes de réseaux de trafiquants.

Campagnes mondiales

Pour sensibiliser l'opinion publique sur ce phénomène, différentes campagnes internationales ont été lancées. Celle de Coalition contre la traite des femmes (CATW), « Acheter du sexe n'est pas un sport », l'a été le 25 janvier. L'ONG, qui fustige la prostitution illégale mais aussi légale, a mis en ligne une pétition en 6 langues pour « protester contre la promotion publique de la prostitution durant la Coupe du monde de football ». Le co-président de la Fédération allemande de foot, Theo Zwanziger, qui avait reconnu avoir « sous-estimé » le problème, est devenu le parrain de la campagne « Ab pfiff » (« Coup de sifflet final ») contre la prostitution forcée, lancée le 7 mars et orchestrée notamment par le Conseil national des femmes en Allemagne, une fédération d'associations féminines. « Ce n'est pas une campagne contre la prostitution ou les prostituées. Ce n'est pas non plus une campagne contre les clients ou le football », précise sa présidente Brunhilde Raiser.

Le Parlement européen réfléchit à la mise en œuvre d'une campagne européenne d'information et d'éducation du public sur la prostitution forcée des femmes lors de la Coupe du monde. Il préconise la mise en place, en Allemagne, d'un numéro vert pour les femmes en détresse. A part Theo Zwanziger, les responsables des institutions sportives, tout comme les sportifs, restent en dehors du débat. La Fédération internationale de football (Fifa) a juste assuré « qu'il n'y aura pas de prostitution dans et autour des stades ».
# Posté le mercredi 21 juin 2006 15:05

Le philanthrope et l'épicier.

Le philanthrope et l'épicier.
L'homme le plus riche du monde (sa fortune est estimée à 50 milliards de dollars), Bill Gates patron de Microsoft, a décidé de se retirer des affaires et de consacrer son temps et son énergie à distribuer une grande partie de la fortune qu'il a accumulée. Argent gagné, non point dans des transactions sur des cargaisons pétrolières occultes ou sur des trafics quelconques. Une richesse construite sur l'intelligence pure et la plus grande intelligence, aujourd'hui, est de la redistribuer.

Il en est tout autrement au malheureux Congo. Un Général reconverti dans l'épicerie a choisi une voie tout à fait différente. D'une origine tout ce qu'il y a de plus modeste, sans aucun génie reconnu mis à part celui qu'on lui a prêté à la Conférence nationale dans la disparition de deux de ses prédécesseurs à la tête de l'Etat, il a décidé de devenir un des hommes les plus riches du monde en créant de la richesse et du bonheur uniquement pour sa famille et ses banquiers. Sa fortune se constitue à grand pas et son secret, qui n'en est pas un, c'est le pillage intégral de ressources qui devaient favoriser l'épanouissement de tout un pays.

Le philanthrope américain, que la « Voix de la Révolution », radio nationale aurait pu traiter d'exploiteur capitaliste yankee, a déjà payé des impôts et des taxes dans son pays et dans tous les pays du monde où ses logiciels ont été vendus. Une partie de son argent va aller à l'Afrique et aussi au Congo pour combler, en particulier, les lacunes de l'épicier dans le domaine de la santé publique. Le slogan de ce dernier était : « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ! » Il est grand temps que cette mauvaise plaisanterie cesse.
« Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ! ». Il est grand temps que cette mauvaise plaisanterie cesse !


Dans ce nouveau pays pauvre qu'est le Congo, il faut à tout prix et avant tout préserver la confidentialité du niveau de production pétrolière. Les partenaires étrangers présents au Congo ne contreviennent pas aux ordres venus du palais (1). Un seul opérateur communique à outrance sur le débit de chacun de ses puits : MAUREL & PROM. Manque de chance, c'est le producteur qui bénéficie d'un contrat de partage production particulièrement avantageux. Trop avantageux par rapport à ceux qui ont été signés avec AGIP et TOTAL qui reçoivent au-delà d'un seuil de prix de vente du baril, environ 30 dollars, près de 3 fois moins que MAUREL & PROM. Pourquoi pareil traitement de faveur ?

Du côte d'ENI–AGIP c'est l'omerta la plus totale, sans mauvais jeux de mots, impossible d'avoir cette année la moindre information. LIKOUAKA SA il en est de même bien évidemment. Une compagnie avec actionnaires fantômes a obligatoirement une production aussi fantôme. Quant à TOTAL, sa part de production dans le monde en 2005 a subi, du fait des accords de partage production, une baisse de 5%. En effet, plus le prix du baril augmente et moins la compagnie pétrolière française récupère de barils pour son propre compte. Malgré cela, au Congo en 2005, TOTAL a reçu 5.000 barils/jour d'équivalent pétrole supplémentaires (95.000 barils au lieu de 90.000) ce qui implique que TOTAL aurait opéré 30 à 40.000 barils de plus cette même année. Au premier trimestre 2006, la production mondiale du pétrolier français a subi le même phénomène de baisse de sa part du fait de la hausse persistante du baril à 70 dollars.

Le champ de Nkossa, dont l'huile de grande qualité ne subit qu'une décote infime par rapport au Brent, a fait l'objet d'efforts particuliers pour relancer son niveau de production. D'après les informations qui nous sont parvenues, TOTAL produirait actuellement sur ce champ 70.000 barils. Pour tenir compte du haut niveau du prix du baril de pétrole, nous avons remis à jour un document que nous avions publié l'été dernier.

D'après nos calculs et surtout nos estimations, du fait du secret instauré sur la production, l'épicerie devra gérer 5 à 6 milliards de dollars (2.500 à 3.000 milliards de FCFA) de revenus pétroliers cette année 2006. Différentes hypothèses de production sont avancées. Une chose est sûre : l'épicier n'est pas un philanthrope et si rien n'est fait nous continuerons à ne pas voir la couleur du pétrole produit au Congo
# Posté le mercredi 21 juin 2006 15:01